Evolution des travaux de la construction du nouvel Hôtel de Police. - Dadi-Web

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Evolution des travaux de la construction du nouvel Hôtel de Police.

Ville de Charleroi > Nouvel Hôtel de Police
 
 
 

Début du suivi : 28/11/2012

La 6ème photo (du 28/5/2013) a été prise du toit de mon immeuble.
Certaines ont été prises au hasard de promenades.


 
 
 

Le 23 septembre 2013

Visite du chantier organisée par la Maison du Tourisme du Pays de Charleroi

Cette visite était conduite par Monsieur Colmant, chef du chantier et Monsieur Gérard Monseux, conseiller communal à Charleroi.

Photo 1 : en arrivant près du chantier
Photo2 : nouvelle salle de répétitions
Photo 3 : future entrée vitrée
Photo 4 : arière de la salle de répétitions
Photo 5 : échantillon des briques de façade de la tour

Devant le chantier, nous avons pu découvrir à gauche ce qui sera la nouvelle salle de répétitions pour Charleroi Danses (une salle de 20m et de 6m de hauteur). (photo 1)

Et nous étions juste devant ce qui sera la nouvelle entrée, un grand hall entièrement vitré. (photo 2)

La tour du nouvel Hôtel de Police culmine à 75m et bat d'un peu l'hôtel de Ville qui en fait 72.
Quant à la Vigie de l'UT elle serait un peu plus haute, mais nous n'avons pas eu le chiffre exact.
Ces trois édifices sont de très bons éléments repères de la Ville.
Les grandes grues sont donc à une hauteur de +/- 90-95m.

Le nouveau site abritera la population (de police et de gendarmerie) qui se trouve actuellement dispersée dans +/- 500 anciens bâtiments qui devraient être restaurés et qui sont impossisbles à rénover parce que trop anciens.
Les deux anciennes ailes qui sont conservées abriteront les services de polices locales et la tour les services centraux.

Les deux ailes sauvegardées sont rénovées, avec de nouveaux chassis et les toitures en ardoises naturelles sont remplacées.
Les matérieux sont de qualité supérieure parce que la responsabilité des constructeurs est engagée pour 25 ans ...

Dans les anciens bâtiments, certains problèmes ont été rencontrés en cours de travaux, comme par exemple de faire descendre un ascenseur jusqu'à l'étage -1.
Il fallait donc s'attaquer aux murs, soutiens et fondations.


Un peu de technique :

Saviez-vous par exemple qu'1 m³ de béton armé pèse 2500 kgs?

Certains pieux doivent être coulés sur place, cela dépend du terrain.
On utilise bien évidemment le carottage pour déterminer la nature du sol et le genre de fondations à utiliser.
Ici, par chance, il n'y avait pas d'eau sous pression dans le sol ni de boulant (sable imbibé d'eau).
Dans le cas de boulant on utilise une technique qui a été utilisée dans le métro de Bruxelles : couler de la saumure pour geler le sol.

La tour a une forme d'oeuf, forme courbée et complexe.
Chaque élément est donc particulier selon sa position dans l'ouvrage et les géomètres doivent toujours être présents sur le chantier.

Dans la tour il y a un pylone qui forme le noyau central.
Les dalles de 30cm d'épaisseur s'agripent aux colonnes qui grimpent sur l'ouvrage et il n'y a donc pas de poutre pour porter la structure.

La structure est en béton plutôt qu'en acier parce que le sol l'autorise (sol consistant).

En réalité l'acier est plus résistant que le béton : une tige de 1 cm² supporte une force de 4,2 tonnes avant de casser.
L'acier se déforme, s'étire puis reprend sa forme jusqu'à un certain seuil.
Passé ce seuil la déformation devient permanente puis entraîne la rupture.
Pour la sécurité, on divise les chiffres de limite autorisée par 3.

Quant au béton, il supporte en général 300T/m², mais son taux de sécurité est seulement de 5 ou 6, donc on ne prévoit qu'une charge limite de 60T.

De plus l'acier demande un personnel plus spécialisé pour le montage alors que pour une structure en béton il suffit de faire des coffrages.

Le béton résiste particulièrement bien à la compression (effet voûtes), mais ne résiste pas à la traction.
C'est ce qui explique la position des armatures principales dans une structure : les armatures principales sont dans le fond (des barres de 4cm de diamètre) et pas en hauteur.
Il faut donc toujours pouvoir imaginer les déformations possibles des poutres pour pouvoir placer les armatures principales correctement lors une construction.

L'acier par contre supporte aussi bien la compression que la traction.

Et si on dit que le béton ne résiste pas au feu, c'est parce que quand son armature en acier ne résiste plus, tout s'écroule.


Tous les matérieux utilisés viennent du sol :

le calcaire donne le ciment,
l'argile donne la brique,
le sable donne le verre.

Mais pour transformer ces éléments il faut de l'énergie et cela impacte très fort les prix.


Un peu de chiffres.

Dans l'offre, il est obligatoire de stipuler où seront conduits les déchets : ils iront dans les décharges autorisées par Wanty.
Les terres polluées (par les hydrocarbures le plus souvent) seront traitées (traitements par amibes) avant leur évacuation.
Ce traitement (600.000 euros) est à charge de la Ville qui est responsable du sol.

Ce chantier revient à 124 millions d'euros.
55 millions sont pour la construction et les études, 80.000 euros pour les géomètres, le reste comprend une maintenance pendant 25 ans.

Le permis de bâtir a été demandé un an après la réalisation des plans.
En avril les responsables des travaux ont été désignés et le 1/11/2011 une demande de permis de bâtir a été introduite.
L'autorisation a été reçue dans le délai de 120 jours et les travaux ont pu commencer le 12/9/2012.

A partir de l'offre, 40 mois peuvent s'écouler pour l'ensemble des travaux.
Il restait donc 31 mois pour la construction.

Le chef de chantier en a seulement prévu 29 (fin en août 2014) afin de permettre les déménagements avant l'hiver.

Le prix d'un ascenseur?  +/- 100.000 euros.

La tour est une construction passive et aura donc une très faible consommation en énergie.

Plus d'informations sont sur le site de charleroi.be :
http://www.charleroi.be/node/6813



Un petit regret.

Nous sommes entrés sur le chantier par les écuries et avons longé une des anciennes ailes.
Nous avons donc vu seulement un tout petit bout du chantier et nous avons en fait assisté à un exposé dans la salle où se font les réunions de chantier dans cette ancienne aile.
Nous avons pu voir les tableaux de planning et les plans (voir photos), mais Charleroi faisait état d'un superbe panorama du haut de la tour.

Nous n'avons pas eu l'occasion de le découvrir parce que nous n'avons pas pu approcher la tour plus que je ne le montre sur les photos.

Pour moi, c'était une grosse lacune dans cette "visite du chantier du nouvel Hôtel de Police" que de ne pas pouvoir approcher du tout cette tour afin de voir de près ses échaffaudages imposants et ses divers éléments et techniques de construction : la réalisation du noyau central, l'amarrage des dalles de béton, etc ...

Et tous ceux qui m'ont suivie sur la rubrique de la déconstruction du stade comprendront ma frustration ...




Le 6 mai 2014 : nouvelle visite de la tour de l'hôtel de Police

Nous avons visité les deux ailes des anciens bâtiments qui ont été rénovées et avons pu approcher de la tour, mais n'avons toujours pas pu y pénétrer.



Les 29 et 30 novembre 2014 : journées portes ouvertes au public

Le dernier week-end de novembre 2014, un mois après l’entrée en service de la tour, le public a enfin eu droit à ses journées portes ouvertes.
Des guides nous ont ainsi fait visiter ce bâtiment que, personnellement, je ne trouve pas laid du tout.


Nous avons donc enfin pu découvrir le 20ème étage où se trouve une immense salle de réunion.
Nous avons appris qu’il n’y a aucun radiateur dans cette tour passive, qui a un coefficient d’isolation de 15.
Des tuyaux d’eau chaude courent néanmoins dans les sous-plafonds pour si le besoin s’en faisait sentir.
L’effet phare est donné par des spots qui s’allument et s’éteignent tour à tour régulièrement, tout autour de cet étage circulaire.
Les fenêtres comportent des miroirs à l’extérieur, afin de faire pénétrer le plus de lumière possible, et au nord les fenêtres sont plus étroites qu’au sud.


Nous avons ensuite visité un bureau type : aussi bien dans les couloirs que dans les bureaux toutes les couleurs sont uniformisées : des gris, des bleus et des rouges.  Les couloirs également sont décorés dans les mêmes tons.
Tous les bureaux sont pareils, sauf la profondeur qui diminue évidemment au fur et à mesure que l’on monte dans la tour.
Il n’y a aucun interrupteur dans la tour et les luminaires s’allument en fonction des besoins par détection de mouvements.
Ces bureaux sont prévus pour seulement quelques personnes.  Le nombre d’occupants par bureau a été décidé sur plan au moment de la construction et les prises électriques sont encastrées dans le sol : autant de blocs de prises (pour PC, téléphones, ...) que de personnes prévues.
Dans chaque bureau, les utilitaires (bouches d’aération, extincteurs) sont encastrés dans les plafonds.
Tous les locaux ne sont pas occupés.  Certains resteront vides, car prévus pour une évolution future en fonction des besoins.


L’étage -1, réservé aux « détenus » est isolé du reste de la tour et comporte un accès direct.  Il est de cette façon impossible pour le personnel travaillant dans la tour ou pour les visiteurs de croiser ces détenus.  Les cellules, assez spartiates, tentent de dissuader de s’y sentir bien et de vouloir y revenir ... Un petit bureau les côtoie, afin de permettre les visites des avocats.


Les structures arrondies donnent de très belles lignes aux couloirs, aux ascenseurs.  C’est très joli et très doux comme volumes.


Les anciennes écuries ont été reconverties en cafétéria et les abords ont été aménagés avec des arbres entourés de bancs afin que le public puisse s’y promener agréablement.
Malheureusement, on dirait que quelques problèmes surviennent déjà à certains endroits de la façade au vu des plaques de briques enlevées pour restauration.  Espérons que le reste de ces jolies briques tienne ses promesses dans l’avenir ...


Quant aux photos panoramiques du 20ème étage, le samedi il faisait plein soleil et les visiteurs ont pu vraiment profiter du point de vue, mais malheureusement ma visite était planifiée le dimanche.  Et ce jour-là il y avait un épais brouillard qui empêchait de la-haut de voir quoi que ce soit à plus de 10 mètres.  Donc je n’ai pu faire aucune photo.
Voici des photos des paysages que l’on peut admirer du 20ème étage, faites par quelqu’un qui a fait la visite le samedi.
http://www.papetmarcheur.com/2014/11/charleroi-vues-de-la-tour-de-police.html



 

Article paru le 14 janvier 2015 dans la Nouvelle Gazette.be

http://www.lanouvellegazette.be/1189375/article/2015-01-13/charleroi-flambant-neuf-l-hotel-de-police-prend-deja-l-eau

Publié le Mercredi 14 Janvier 2015 à 06h30
Régions   Charleroi   Actualité
Charleroi : flambant neuf, l'hôtel de police prend déjà l'eau
Rédaction en ligne
Inauguré en novembre dernier et présenté par le bourgmestre lui-même comme « le plus moderne de Belgique et l’un des plus beaux d’Europe », le nouvel hôtel de police de Charleroi fait le malheur, au quotidien, des policiers qui y sont installés. Pas pratique, peu convivial, mal insonorisé, mal conçu, les récriminations pleuvent de l’intérieur... en sourdine.

Nous avons pu faire un petit tour du propriétaire, qui a confirmé ce que plusieurs agents nous avaient déjà révélé sur la conception du bâtiment flambant neuf.
La sécurité
: dès l’entrée du bâtiment, beaucoup s’interrogent déjà. «pas de portique de sécurité, vous pouvez y entrer armé ! »
Les murs pourrissent
: « Nous sommes vraiment dans une espèce de bombe à retardement ! », nous glisse un policier : « L’humidité est présente en permanence. Les murs du bâtiment... ce ne sont pas des murs plein, ce sont des surfaces de bois peintes, avec de la laine de verre. Et tout cela pourrit déjà, quelques semaines après l’inauguration. On le sent moins maintenant, mais voici deux semaines encore, il suffisait de sortir de l’ascenseur pour être pris par une odeur de champignons.  » Depuis, ces murs pourris restent bâchés de noir...
L’hygiène
: «  Par étage, il n’y qu’une seule toilette, alors qu’en moyenne, entre 20 et 40 policiers sont installés.  »
Fenêtres fermées
: « Aucune des fenêtres du bâtiment ne s’ouvre. Nous sommes dans un espace clos. Il m’est déjà arrivé d’auditionner des gens... réellement puants. L’odeur reste, c’est à la limite du supportable  ! »

La photo ci-contre est une photo de réparations à la façade que j'avais prise lors des journées portes ouvertes, le dimanche 30 novembre 2014.
Heureusement que la maintenance a été prévue dans les contrats pour une durée de 25 ans ...


 
 
 
 
 
 

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