Journées du Patrimoine 7-8/09/2013 - Dadi-Web

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Journées du Patrimoine 7-8/09/2013

Ville de Charleroi
 



Ce week-end avait lieu la 25ème édition des Journées du Patrimoine.

La thématique cette année était
« Le Patrimoine ‘ extra ‘ ordinaire ».


Charleroi organisait donc la visite de certains sites sous un angle « extraordinaire » ainsi que de plusieurs bâtiments qui nous proposaient de revivre un petit retour en arrière de plusieurs années.

J'en ai bien profité et je vous fais ici un petit compte rendu de tout ce qui était visible ces deux jours.


(De très larges extraits des textes repris sur les brochures d’informations reçues lors des visites ont été recopiés ici.  En effet, je n’ai retrouvé ces informations nulle part sur internet et ceux qui n’ont pas eu les brochures ne peuvent donc les trouver nulle part …)


1. Charleroi : aux origines de Charleroi, la forteresse comme vous ne l’avez jamais vue !

D’en haut…
D’en dessous …
En miniature …
De l’intérieur …


2. Autres visites :

Hôtel de Ville
Bibliothèque de l'UT
Ancien Eden
Exposition au Musée des Chasseurs à pied
La Maison Dorée


   

 
 
 

Aux origines de Charleroi, la forteresse comme vous ne l’avez jamais vue !

Ce circuit nous invitait à replonger dans le décor de l’étoile militaire afin de mieux connaître l’histoire de la Ville et le patrimoine bâti de l’époque « forteresse » (1666-1867) à travers 4 visions « extra » ordinaires de la place Charles II et de ses alentours.  


 

Vue d’en haut, avec l’ouverture du beffroi.

Il y a 250 marches à monter pour arriver au sommet du beffroi à 70m de haut et découvrir le panorama magnifique et imprenable sur toute la région de Charleroi et sur la place Charles II.


Vue d’en haut sur la place Charles II.

A Charleroi, peu de vestiges des forteresses son apparents : c’est surtout la trame urbaine de la place Charles II qui est la plus représentative de cette époque.
Le bâti de cette place a évolué tout en conservant son tracé d’origine, celui de la forteresse espagnole.
Que ce soit sur le plan de 1709, sur le plan de 1850-65 ou sur le plan cadastral actuel, le tracé hexagonal de la place est toujours bien visible ainsi que celui ses rues rayonnantes.
Ce plan radioconcentrique, dont le but était d’optimaliser le déplacement des troupes et ainsi de faciliter la circulation du centre de la place vers les bastions fortifiés et d’un bastion à l’autre, s’inspire du modèle idéal de la Renaissance.
Encore aujourd’hui, du centre de la place se dégagent des perspectives sur toute l’entité.
Du haut du beffroi on peut donc voir la place Charles II et ses rues rayonnantes, tracé urbain qui a été préservé au cours du temps et qui date du XVIIe siècle.


Quelques mots sur le beffroi :

Le beffroi est un des plus jeunes beffrois inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1999, au même titre que 55 autres beffrois de Belgique et de France.
Intégré dans le projet de l’Hôtel de Ville, il est construit par Joseph André en 1936 selon les mêmes canons esthétiques que l’Hôtel de Ville d’inspiration Art Déco.
Edifié en pierres bleues et blanches et en briques, il est couronné par un clocheton en bronze.
Les trois derniers niveaux sont réservés aux chambres des 47 cloches du carillon qui, chaque quart d’heure, égrènent quelques mesures de chants populaires du barde carolorégien Jacques Bertrand.
A l’époque, l’architecte a dû faire face à des problèmes de stabilité importants, le poids de cette tour s’élevant à près de 4000 tonnes !
Afin d’assurer sa stabilité, il a été nécessaire de réaliser une semelle de 400m² de béton armé sans compter sur la présence de vérins hydrauliques pour parer aux éventuels mouvements du sol.
Du beffroi on peut observer le tracé de la place Charles II et de ses alentours, dont la forme hexagonale remonte à l’époque de la forteresse.


Cette année l’ascenseur était en panne et je n’ai pas eu le courage de monter les 250 marches.  Mais j’y étais déjà montée en mai 2010, lors d’une précédente visite organisée du beffroi et nous y avions pris (D. Grégoire) une photo panoramique à 360° que je vous montre ici.

 
 
 

Vue d’en dessous, avec l’ouverture exceptionnelle de son puits.

On pouvait découvrir ce puits creusé au centre de la place forte de Charleroy, actuellement situé sous la fontaine de la place Charles II.
D’une profondeur de 42,5m au départ (actuellement il a 75m de profondeur), cet impressionnant ouvrage a permis de subvenir aux importants besoins en eau des bâtisseurs de la cité.

Quelques mots sur le puits :

Depuis 1666, ce puits demeure au centre de la Place Charles II.
Présent encore sur des plans de 1850, il disparaît ensuite, recouvert par les différents aménagements urbains de la Ville et a fait place à un kiosque en fer sur la place.
Celui-ci a disparu lors des réaménagements de la place.
De tradition orale, on dit que ce puits était un ancien caya de Charleroi, c’est-à-dire une ancienne fosse à houille.
Aujourd’hui, il est utilisé pour alimenter en eau la fontaine de la place Charles II.

Ce fut évidemment un moment spécial de la visite que de pouvoir visiter le sous-sol de la place Charles II.
J’étais loin de m’imaginer ce que j’ai découvert.
Le puits, bien sûr, exceptionnellement bien conservé, mais aussi les bassins de récupération de l’eau des fontaines.
Ces fontaines fonctionnent en circuit fermé et l’eau du puits ne sert qu’à réalimenter les bassins pour garder un niveau d’eau correct  (il y a toujours de petites pertes d’eau par éclaboussures et évaporation).
Des tuyaux, des câbles, … un véritable local technique de belle envergure.

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Vue en miniature, comme autrefois.

Vision inédite de l’époque fortifiée de la Ville à travers une maquette exceptionnellement dévoilée au public.

La forteresse de Charleroi comme vous ne l’avez jamais vue.
Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée.
Plusieurs places fortes deviennent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défense en direction de Bruxelles.
Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664 veut renforcer les défenses militaires.
C’est ainsi que le roi d’Espagne passe une convention avec le seigneur des lieux, par laquelle il achète la seigneurie de Charnoy où il fait bâtir une forteresse en 1666.
Le lieu portera le nom de Charleroy, nommé ainsi en l’honneur de Charles II, roi d’Espagne et des Pays-Bas.
Bien des siècles plus tard, à l’étroit dans son corset militaire devenu obsolète, la nouvelle ville industrielle se donne des allures d’une ville bourgeoise.
Les vieux remparts font la place aux boulevards arborés.
Mais il subsiste encore çà et là des traces de la forteresse qui se découvrent au fil de la visite de la Ville.

Quelques mots sur la maquette :
Pour les journées du Patrimoine, deux conteurs ont animé cette visite.
C’était deux fantômes morts en 1706.  Ils s’appelaient Houilleux (Charleroi était déjà une région houillère à cette époque) et habitaient dans la rue de Dampremy …  
Ils nous ont fait passer quelques moments divertissants avec certaines anecdotes ponctuant les explications du guide.

Je donne ici juste quelques grandes lignes sur l’interprétation de cette maquette, mais une page sera ultérieurement entièrement consacrée à l’évolution de Charleroi depuis 1666 jusqu’à nos jours, et ce à travers plans, photos et cartes postales.

On reconnaît très bien la ville basse  avec la Sambre (le pont rouge qui enjambe la Sambre est à l’emplacement de l’actuel boulevard Tirou, juste en face de l’Innovation), la rue de Dampremy et la rue de Montignies (qui sont les deux plus vieilles rues de Charleroi et qui reliaient Mons à Namur), la rue de la Montagne puis la ville haute, avec la place Charles II et ses rues en étoile.  Tout en haut de la photo, la rue bordée d’arbres est le tracé de l’actuelle rue Neuve (qui s’appelait anciennement Chemin de Louvain).
A gauche sur la photo, le grand étang de Lodelinsart et son écluse qui permettait d’inonder les lieux en cas d’attaque, sont à l’actuel emplacement de la place de la Digue.
A droite de la photo, le ruisseau du Spiniat, qui après comblement a donné naissance à la rue du Pont Neuf (anciennement nommée rue du Ravin).


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Vue de l’intérieur d’une habitation : La Maison du Bailli.

Cette remarquable demeure du XVIIIe siècle est l’une des plus anciennes de la ville ayant conservé les caractéristiques de l’architecture civile de style Louis XVI, époque de la ville fortifiée.

Quelques mots sur la maison du Bailli :

La « Maison du Bailli » a réouvert ses portes en 2003 dans le cadre de la réaffectation du complexe de l’Espace Wallonie Charleroi.
Comme son nom l’indique, la maison a été occupée par un notable nommé « le Bailli » qui exerçait une charge administrative et judiciaire à l’époque où Charleroi était une forteresse.
La date de construction, 1780, sous l’occupation autrichienne, se lit toujours (les chiffres étaient autrefois dorés) au front de la robuste porte centrale, avec imposte en plein cintre.
Cette construction allie rigueur, simplicité et allure.
Et la peinture ocre a permis à cette bâtisse de retrouver son aspect originel.
Les couleurs étaient en effet, à cette époque, réglementées selon les usages des bâtiments.
(Une partie de l’église est d’ailleurs également peinte de cette couleur pour la remettre elle aussi en son aspect d’époque.)
La façade a deux niveaux et sept travées de grandes fenêtres verticales encadrées de pierre.
Le parement en brique s’appuie sur un soubassement d’un mètre de pierre de taille.
Le toit est percé de 3 lucarnes à croupe (la 3ème a été reconstruite lors de la récente rénovation), et le grenier a reçu une toute nouvelle charpente.
En effet, le bâtiment avait été infecté par la mérule.
Les stucs blancs du rez-de-chaussée du N° 2 ont été restaurés et sont du plus bel effet.
La Maison du Bailli a ensuite été divisée en deux parties distinctes (le N° 2 et le N°4) et a été occupée par différents commerces et cafés : (voir Monographie des rues de Charleroi, 1959, pp 207 et 208)
Le N° 2 fut pendant des années et jusqu’en 1888, une droguerie-pharmacie tenue par la famille Binard, une famille de médecins et pharmaciens.
Plus tard, la veuve Bovet y ouvrit un estaminet et débit de moules et frites appelé A la Couronne, repris par ses filles jusqu’en 1918.
Le N° 4 vit s’ouvrir plusieurs estaminets et cafés (Patron, A La Girafe, le Barbuze jusqu’à la fin des années ‘80).
Classée depuis 1989, elle a retrouvé son unité à l’occasion de travaux de rénovation confiés à l’architecte Jean-Michel Autenne, avec la collaboration de la Division des Monuments, Sites et Fouilles de la Wallonie.
La maison attenante à la cour intérieure (N° 3 rue de France) a été rachetée par la Ville et intégrée dans le projet de l’espace Wallonie par un remaniement total de son espace intérieur.


Expositions à la maison du Bailli :
« De la Maison du Bailli à l’Espace Wallonie, parcours de la vie d’un édifice »

Exposition « La Maison du Bailli, d’hier à aujourd’hui »
L’exposition permettait de retracer la vie de cet édifice en mettant en lumière la magnifique restauration et réaffectation de ce lieu.

Exposition « Relevez la tête à Charleroi »
A l’étage, cette exposition a été organisée par un professeur en immobilier de l’UT et ses élèves.
L’exposition propose de reconnaître clairement les styles Art Nouveau et Art déco, souvent confondus, et de les repérer facilement lors d’une promenade dans la ville.
Elle présente également le style paquebot et les réalisations de l’architecte Leborgne.
Ce style s’articule autour du premier bâtiment remarquable : la maternité Reine Astrid, abattue en 1985.
Ce style a fortement influencé les constructions des années trente et a façonné la ville haute.
L’exposition situe ces façades dans la ville de Charleroi.
Les bâtiments connus (maison Lafleur, maison dorée, maison des médecins, pianos de Heug) sont encadrés par la mise en valeur de propriétés privées reprenant des éléments Art déco, Art nouveau ou paquebot.
Un fil conducteur de l’exposition : le fer, le verre et les enduits.
La technologie évolue sans cesse.
Elle permet de nouvelles réalisations et des approches différentes, diminue les coûts, permettant à chacun d’intégrer les nouveautés dans sa propre construction.
La Ville de Charleroi représente dignement ce phénomène.  De 1880 à la seconde guerre mondiale, la ville haute s’urbanise.
Des bâtiments officiels s’érigent dans ces styles : le nouvel hôtel de Ville, la maternité Reine Astrid, le bâtiment de la Régie des Télégraphes et Téléphones, les bâtiments de la gare du Sud.

Site de la Maison du Bailli :
http://commission-des-arts.wallonie.be/opencms/opencms/fr/integrations/lieux/bailli.html

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Visite de l’Hôtel de Ville.

Construit sur base d’un concours d’architectes lancé en 1930, ce bâtiment est aujourd’hui un des rares hôtels de Ville de Wallonie à être classé comme patrimoine exceptionnel pour son intérieur de style Art déco.
C’est l’architecte Jules Cézar qui remporte le concours mais c’est Joseph André (1885-1969) qui mènera le projet à bien, entouré d’artistes belges qui donneront à ce bâtiment son lustre et son élégance.
Bâtiment combinant classicisme et Art déco imposant et élégant, c’est un univers grandiose qui se révèle dès qu’on pénètre dans ce décor de marbres colorés, de tapis, céramiques, bas-reliefs, sculptures, de laitons et de parquets.

Quelques mots sur l’Hôtel de Ville :

L’Hôtel de Ville, avec son imposant beffroi, construit sur un sol instable, est la résultat d’une prouesse impressionnante.
Un vaste quadrilatère d’un périmètre de 240m et d’une surface de 3600m² comprenant un rez-de-chaussée et deux étages ; la toiture des trois rangs de combles est couronnée par un svelte campanile de bronze.
Le beffroi complète l’ensemble.
Tout en pierre bleue et blanche, à l’allure monumentale, la façade est précédée d’un perron à degrés, orné de quatre lampadaires en bronze dessinés par Joseph André.
Trois lourdes portes donnent accès au hall d’honneur.
Les deux piliers d’angle de la façade principale sont surmontés par deux groupes allégoriques de Marcel Rau (1886-1966).
D’un côté la représentation d’une famille typique d’ouvriers composée du mineur, sa femme et ses enfants.
De l’autre côté, l’administration communale évoquée par un magistrat et un scribe.
Un bas-relief sur la frise centrale de l’attique représente l’écusson de la cité entouré par l’activité de la ville.
Les sept faces des balcons sont ornées de belles compositions d’Oscar De Clerck (1891-1968) qui évoquent de manière très sobre les Finances, les Comptes, l’Instruction publique, le Mariage, la Naissance, la Police et le Décès.
Les frontons et panneaux décorés des rues Turenne et Dauphin sont dus au statuaire d’Ecaussines Hector Brognon (1888-1977).

Outre les fonctions administratives et politiques, l'hôtel de ville possède une salle des fêtes pouvant accueillir plus de 1.000 personnes. Avant la construction du Palais des Expositions fin des années 1950, le rez-de-chaussée côté rue du Beffroi était occupé par les pompiers.
Jusqu'en2007, le deuxième étage abrita le Musée des Beaux-Arts, avant qu'il ne fût transféré au Palais des Beaux-Arts suite à une infiltration d'eau. (Wilkipédia)

Promenade dans l’Hôtel de Ville :

Sur cette brochure (voir photo) que vous pouvez vous procurer à la Maison du Tourisme de Charleroi (Place Charles II) vous avez toutes les explications pour une promenade dans l’hôtel de ville avec beaucoup de détails et de photos.

Moi je n'ai su photographier que la salle du conseil et l'ancien bureau du Collège parce qu'il y avait vraiment trop de monde à cause des mariages.

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Bibliothèque Langlois : sur la piste du Spirou.

Depuis 1937, la bibliothèque Langlois est hébergée dans le bâtiment administratif de l’Université du Travail, construit dans un style d’inspiration Art déco par l’architecte Alexis Dumont.
La visite nous a guidés dans des coins insolites de cette bibliothèque et nous a replongés 75 ans en arrière, précisément en 1938.  Cette année-là disparaissait Paul Pastur, Président de l’Université du Travail.
La naissance de Spirou a également été évoquée indirectement, notamment au travers de son nom, qui signifie « arsouille »  en wallon.  Nous avons ainsi pu consulter plusieurs dictionnaires de wallon et une vitrine concernant la littérature wallonne (Ben Genaux, …) qui connaît son âge d’or dans les années 30.
Nous avons également visité le bureau de Paul Pastur.
Si celui-ci n’a aucun lien avec Spirou, son action toucha aussi au domaine du divertissement par le biais de la Commission provinciale des loisirs ouvriers.
A l’instar de son ami Jules Destrée, dont on célèbre cette année le 150è anniversaire de la naissance, il joua en tant que directeur de cette commission un rôle de diffuseur de la Culture.
La bibliothèque Langlois est un exemple concret de ses réalisations.



Petit historique de cette bibliothèque :

Dans cette bibliothèque, tout est gratuit depuis 1903 (+/- 80.000 ouvrages).
Au début il n’y avait ici que des ouvrages techniques dans le bâtiment Gramme puisqu’avant 1911 il ne s’agissait que de la bibliothèque d’une école industrielle supérieure technique, et la bibliothèque n’est à l’endroit actuel que depuis 1938.
En cette période d’industrialisation intense, le besoin de qualification des ouvriers se fait sentir et l’Université du Travail est créée pour mettre en parallèle des études techniques et commerciales.
Les cours y sont d’ailleurs donnés par des professeurs qui travaillent dans leur branche.
Il s’agissait également d’un but louable : créer des universités populaires pour canaliser les masses en les éduquant et en diffusant la culture, ce que fit Paul Pastur avec ses contemporains Jules Destrée et Jules Hiernaux.
Cette Université acquiert assez vite une très grande renommée et beaucoup d’étrangers viennent y étudier, entre autre beaucoup de Chinois (dont un proche collaborateur de Mao).
Il y a un élargissement de la bibliothèque en 1911 (date de l’exposition de Charleroi) et en 1952 elle devient bibliothèque publique.
Il faut pour être reconnue telle une ouverture à la jeunesse et un certain pourcentage d’ouvrages récents, ce qui explique que régulièrement il faille faire de la place pour les nouveaux ouvrages en en retirant de plus anciens (les moins demandés évidemment).
A la différence de cette bibliothèque, la bibliothèque de Bruxelles par exemple est une bibliothèque de conservation dans laquelle il n’y a pas d’emprunt possible.
Jusqu’en 1968 tous les ouvrages sont sous clé dans des vitrines et jusqu’en 2000 il reste un endroit toujours gardé sous clé : l’Enfer (partie de la bibliothèque réservée aux adultes).
En 2000 il y eut un accident lors d’une exposition de bonzaïs : le décor était trop lourd et il y eut carrément un effondrement de tout le hall.  Celui a été refait en 2008.



Petits détails intéressants de cette visite :

Nous avons pu admirer une presse du début du 19ème siècle sur laquelle on imprimait des prospectus publicitaires.

Nous avons reçu toutes les informations concernant la CDU (classification décimale universelle initiée par deux Belges) : organiser l’ensemble des connaissances humaines sous forme de chiffres.
Ce système se doit d’être universel, ce qui est obligatoire pour pouvoir être utilisé par toutes les bibliothèques.
Avec un numéro, on peut ainsi retrouver le même ouvrage d’une bibliothèque dans une autre.
Voici un lien où vous pourrez apprendre tous les détails de cette classification.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_universelle

Vingt personnes y travaillent quotidiennement pour répertorier tous les ouvrages entrant dans la bibliothèque.

L’endroit utilisé actuellement pour le « coin jeunesse » est situé dans les anciens souterrains qui étaient occupés par la Kommandantur pendant la guerre (à l’emplacement des salles de torture).

Lorsqu’on a construit la maternité Reine Astrid, Paul Pastur a refusé qu’on lui donne son nom, mais son buste y était exposé à l’entrée.  Il y est toujours au même endroit, endroit occupé actuellement par le CPAS.

Nous avons également pu visiter le bureau de Paul Pastur.  Il n’a quasi pas bougé depuis lors …
Détail humoristique : le lustre du bureau : trois énormes dragons tenant chacun trois ampoules électriques, une  dans leur gueule et deux dans leurs pattes.  La mode des dragons avant l’heure !


Voici deux liens vers le site de cette bibliothèque :

http://www.hainaut.be/culture/bibliotheques/template/template.asp?page=bibliotheque.asp&navcont=16,0,0&branch=16&id=49

http://biblio.ut.be/


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Balade contée dans les coulisses de l’Eden.

Construit en 1884-1885 et formant l’angle entre  le boulevard Jacques Bertrand et la rue de France, l’Eden est le premier théâtre en matériaux durables de Charleroi.
Le corps principal est construit en briques et pierre calcaire et surmonté d’un fronton triangulaire.
Il abrite aujourd’hui le Centre culturel régional de la Ville.
La Brasserie (tout en noir et blanc) est ouverte entre 10 et 18h et on peut y manger tous les midis du lundi au vendredi.
Le resto est également ouvert certains soirs de spectacles.
Il y a des soirées organisées par la maison du Conte tous les deux mois et la grande salle à l’étage (qui est utilisée pour le Noël des Mômes entre autre) se situe au-dessus de la Maison de la Laïcité.

Nous avons appris qu’avant de devenir la salle de spectacle que nous connaissons actuellement, ce bâtiment a abrité une école normale, une salle de boxe, …
Une salle de gym se trouvait à la place de la salle de spectacle et des classes dans la brasserie.
Que des personnages très connus sont venus y donner des spectacles (Mistinguett, Maurice Chevalier, Sarah Bernard, Jacques Brel (spectacle organisé par le patro de Marcinelle), et Paul Verlaine y a donné une conférence.
Depuis les années ’90 le bâtiment a été réaménagé pour les spectacles et un réaménagement plus récent a rénové l’ensemble.
Pour ces journées du Patrimoine, deux conteuses de la Maison du conte nous ont promenés dans les coins et recoins du bâtiment, au fil de leurs contes …
Outre la salle de spectacle, nous avons visité les coulisses, vu la salle des costumières, le petit jardin, la salle où les spots sont entreposés, et les souterrains abritant des WC particulièrement attractifs.

Un petit truc pour retenir où est le côté cour et le côté jardin d’une salle de spectacle?
En se plaçant dans la salle et en regardant la scène, on peut retenir que « jardin » est à gauche et « cour » à droite en utilisant le moyen mnémotechnique suivant : Jésus-Christ ou Jean-Claude, ou Julien Clerc, … où le J vient avant le C.
Et si on est sur la scène ?  Le « cœur » (cour) est à gauche.
En sortant, le grand mur qui sépare le couloir de la Brasserie est recouvert d’un grand tableau sur lequel chacun peut y inscrire ses impressions.


Le lien ci-dessous vous mène au site de l’Eden :
http://www.eden-charleroi.be/accueil/


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Exposition au Musée des Chasseurs à pied.

Pour illustrer le thème « patrimoine extraordinaire », l’Association nationale des chasseurs à pied (ANCAP) et l’ASBL « Pôle pour la Mémoire » se sont associées et ont présenté une exposition exceptionnelle  « La forteresse belgo-hollandaise et les plans inédits relevés par le Génie militaire belge ».
L’exposition comprenait l’atlas original des plans de la caserne de gendarmerie « Defeld » et des costumes de police identifiés « Ville de Charleroi » de l’époque d’entre-deux-guerres.
Nous avons également eu un petit exposé consacré à la forteresse belgo-hollandaise présenté par Laurent Verschueren, coordinateur historique au « Pôle pour la Mémoire ».
Le musée comporte également tout un parcours de vitrines exposant les costumes et les armes (ainsi que divers souvenirs) au fil de l’évolution de ceux-ci dans le temps depuis 1830.

Voici le lien vers le site où vous pourrez voir les photos des vitrines.
http://www.chasseurs-a-pied-belges.be/musee/musee.htm


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Visite et exposition à la Maison Dorée.

Bâtie en 1899 par l’architecte Frère pour l’industriel verrier Adolphe Chausteur, la Maison Dorée adopte un style Art nouveau et reflète l’image de la réussite de son propriétaire.
Bien que d’une grande sobriété, elle se pare d’une polychromie en façade jouant avec les autres procédés décoratifs, tels que le fer forgé, les briques de couleurs et les vitraux.
Occupant la quasi-totalité de la façade principale, entre la corniche et les baies de l’étage supérieur, le sgraffite porte un C d’où part un complexe et riche motif, trahissant l’opulence ostentatoire de ses propriétaires.

La maison dorée est un des témoins majeurs de l’Art nouveau en Wallonie et tire son nom de son décor « doré », en particulier de celui de son imposant sgraffite ornant sa façade principale.
L’intérieur de la demeure conserve une grande authenticité.
La pièce la plus significative est la salle à manger qui se prolonge par un jardin d’hiver.
Portes et lanterneaux sont ornés de vitraux représentant des fleurs et des feuilles s’enroulant en vrilles décoratives. On y distingue des fleurs bleues et rouge orangé montées sur des tiges et feuilles vert pomme.,
La salle à manger, le hall d’entrée, la salle de réception ainsi que les toitures et façades sont classées depuis le 11/10/1993.
La maison dorée est acquise en 1999 par la ville de Charleroi qui y installe une maison de la presse.


Ce qui est typiquement Art nouveau dans cette maison : la façade, le hall d’entrée, les fresques au pochoir dans l’escalier, les vitraux, la verrière et la loggia.

Je ne l’ai pas visitée cette année, mais je l’avais déjà vue auparavant.

Voici le site de la Maison :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_dor%C3%A9e_(Charleroi)

Et un blog où vous pourrez voir de très belles photos :
http://magical-art-nouveau-johannel.blogspot.be/2011/10/la-maison-doree-n15-rue-tumelaire.html


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